La fuite de l'Eisenstein

fuite_eisenstein_gdeRésumé : Ayant été témoin du massacre des forces impériales sur Istvaan III, le capitaine Garro de la Death Guard s’empare d’un vaisseau et part vers Terra informer l’Empereur de la trahison d’Horus.
Endommagé par des tirs ennemis, l’Eisenstein se retrouve à la dérive dans le Warp, la dimension des Puissances de la Ruine. Garro et ses hommes arriveront-ils à survivre aux appétits du Chaos et à avertir l’Empereur avant que les desseins d’Horus ne s’accomplissent ?

Extrait : "DANS LE VIDE de l’espace, les vaisseaux se rassemblaient. Les coques crénelées et leurs grandes formes ornementales, qui dérivaient calmement au milieu de l’obscurité silencieuse, ressemblaient à une congrégation d’édifices gothiques, d’une complexité de cathédrale, comme arrachés à la surface de mondes et devenus des bâtiments de guerre. Leurs grands nez sculptés, ciselés en pointes de flèche hautaines et redoutables, étaient tous tournés vers une même destination. Sur certains brûlaient des torches qui défiaient l’absence d’oxygène : au bout de ces tubes, des lueurs plasmiques traînaient leurs sillages orange clair de gaz turbulents, le long des kilomètres de flancs métalliques. Ces feux n’étaient allumés que lorsque l’heure était au conflit.Nous vous amenons les feux de l’illumination

Indomitable Will, le Barbarus’s Sting, le Lord of Hyrus, le Terminus Est, l’Undying, le Spectre of Death, et bien d’autres encore. Telle était la flotte qui se regroupait dans l’ombre du soleil baptisé Iota Horologii, pour porter la Grande Croisade et la volonté de l’Empereur de l’Humanité sur l’un des gigantesques mondes-cylindres des jorgall. Transportés par milliers à bord de ces croiseurs, les instruments de cette volonté, les Astartes de la 14e légion, la Death Guard.Endurance d’une démarche rapide, serrant contre sa poitrine son lourd fardeau enveloppé d’une étoffe. Des années de service lui avaient inculqué une manière de marcher et de se comporter qui le rendait pratiquement invisible au milieu des silhouettes d’Astartes. Il avait appris l’art de se faire oublier d’eux. À ce jour, malgré toutes les années de devoir dont attestaient les rivets plantés dans sa clavicule, Kaleb n’avait pas encore perdu cet émerveillement de se trouver parmi eux, qui l’avait submergé dès le moment où il avait dédié sa vie à la 14e légion. Malgré les sillons de son visage pâle qui trahissaient son âge, et ses cheveux poivre et sel, il se dressait toujours avec la vitalité d’un homme beaucoup plus jeune.

Kaleb Arin remontait les corridors de l’Eisenstein.

La force de sa conviction l’avait soutenu, avec celle d’autres croyances plus secrètes, pour continuer à faire preuve d’une loyauté sans faille. Peu d’hommes dans la galaxie, se fit-il la réflexion, pouvaient s’estimer aussi heureux que lui. La vérité qui ne l’avait jamais quitté demeurait aussi claire à ses yeux qu’elle l’avait été des décennies plus tôt, quand il s’était trouvé sous un ciel dévasté par les nuages toxiques, et qu’il avait accepté ses propres limites, ses propres échecs. Ceux qui continuaient à vouloir ce qu’ils ne pourraient jamais devenir, ceux qui se reprochaient de ne pas atteindre les hauteurs enivrantes qu’ils n’atteindraient jamais, ceux-là ne pouvaient pas connaître la paix de l’âme. Kaleb n’était pas comme eux.faire. Il n’en ressentait pas moins de fierté. Quels hommes, se dit-il, pouvaient espérer marcher là où il marchait, parmi des demi-dieux nés de la chair de l’Empereur lui-même ? Ils ne cessaient jamais de l’émerveiller. L’hilote longeait les murs des couloirs en évitant les colosses, lesquels s’affairaient à leurs préparatifs pour l’engagement qui s’annonçait.au pire comme ne valant guère mieux qu’un serviteur décérébré, ce qu’il acceptait comme sa condition avec le même stoïcisme résolu qui était le propre de la Death Guard. Jamais il ne se bercerait de l’illusion qu’il était l’un d’entre eux ; cette chance avait été offerte à Kaleb, et il avait échoué face à l’épreuve,mais il savait dans son coeur qu’il vivait selon le même code, et que son corps frêle d’humain mourrait pour les mêmes idéaux si cela pouvait servir l’Imperium.Endurance aurait eu à demander la permission à l’officier Death Guard de plus haut rang."

Mon avis : Beaucoup considèrerons ce volume comme le plus lent et inutile de la série "L"'Hérésie d'Horus".

En effet le style d'écriture est beaucoup plus laborieux que celui de ses prédécesseurs. De même que l'histoire est nettement moins vibrante de la passion qui animait les trois premiers volumes.

En effet, ce volume est celui de la trahison révélée et de ses conséquences sur quelques personnages bien précis : ceux qui auront pour mission de révéler à l'Humanité la trahison du Maître de Guerre.

Contrairement aux précédents tomes, "La fuite de l'Eisenstein" n'est pas essentiel à la compréhension globale de l'histoire de la chute de l'Imperium. Mais il apporte un complément non négligeable car il présente des membres éminents de cette saga : certains frères d'Horus (aussi bien loyalistes que traîtres).

Un livre qui peut être lu mais ne doit pas être considéré comme indispensable.

Auteur : James Swallow
Editeur : Bibliothèque interdite
Prix : 11,50 euros
Nombre de pages : 400

Bonus : Pour cette fois quelques photos de figurines converties et peintes par de véritables virtuoses du modélisme. Régalez-vous car certaines de ces figurines ont été récompensées lors des manifestations officielles du Gamesday (réservé aux fans de Warhammer).

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Et enfin un diorama représentant l'hérésie d'Horus

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