Le Seigneur des Anneaux

Le_seigneur_des_anneauxRésumé :

Une contrée paisible où vivent les Hobbits.
Un anneau magique à la puissance infinie.
Sauron, son créateur, prêt à dévaster le monde entier pour récupérer son bien.
Frodon, jeune Hobbit, détenteur de l'anneau malgré lui.
Gandalf le magicien, venu avertir Frodon du danger.
Et voilà déjà les Cavaliers Noirs qui approchent…

C'est ainsi que tout commence en Terre du Milieu entre la Comté et Mordor.
C'est ainsi que la plus grande légende est née.

Extrait :

NOTE SUR LES ARCHIVES DE LA COMTE

A la fin du Tiers Age, le rôle joué par les hobbits dans les grands évènements qui conduisirent à l'inclusion de la Comté dans le Royaume Réuni éveilla chez eux une curiosité plus étendue pour leur propre histoire, et bon nombre de leurs traditions, jusqu'alors surtout orales, furent rassemblées et consignées par écrit. Les plus grandes familles s'intéressèrent aussi aux évènements du Royaume en général, et nombre de leurs membres étudièrent ses histoires et légendes anciennes. Vers la fin du Quatrième Age, on trouvait déjà dans la Comté plusieurs bibliothèques contenant de nombreux livres d'histoire et archives.
Les plus importantes de ces collections étaient sans doute celles des Tours d'Endessous aux Grands Smilals, et à Château-Brande. Le présent récit de la fin du Tiers Age est tiré en majeure partie du Livre Rouge de la Marche de l'Ouest. cette principale source pour l'histoire de la Guerre de l'Anneau tire son nom du fait qu'elle fut longtemps conservée aux Tours d'Endessous, résidence des Belenfants, gardiens de la Marche de l'Ouest. C'était à l'origine le journal personnel de Bilbon, qu'il emporta avec lui à Fondcombe. Frodon le rapporta dans le Comté en même temps que de nombreuses feuilles de notes volantes, et au cours de DC 1420-21, il en remplit presque entièrement les pages de son récit de la guerre. Mais, annexés à ce fond et conservés avec lui, probablement dans un seul étui rouge, se trouvaient trois gros volumes, reliés de cuir rouge, que Bilbon lui donna en cadeau d'adieu. A ces quatre volumes en fut ajouté, dans la MArche de l'Ouest, un cinquième contenant des commentaires, des généalogies et divers autres éléments au sujet des membres hobbits de la Communauté.
Le Livre Rouge original n'a pas été conservé, mais de nombreuses copies en furent faites, particulièrement en ce qui concerne le premier volume, à l'usage des descendats des enfants de Maître Samsagace. La plus importante a toutefois une histoire différente. Elle fut conservée aux Grands Smials, mais elle avait été écrite en Gondor, sans doute à la demande de l'arrière-petit-fils de Peregrïn, et complétée en DC 1592 (FA 172). Son scribe du sud y ajouta la note suivante : "Findigal, écrivain du roi, termina cet ouvrage en IV 172. C'est une copie exacte dans tous les détails du Livre du Thain de Minas Tirith. Celui-ci était une copie, faite sur l'ordre du roi Elasser, du Livre Rouge de Periannath, et elle lui fut apportée par le Thain Peregrïn quand il se retira en Gondor en IV 64.
Le Livre du Thain fut ainsi la première copie faite du Livre Rouge et il contenait un grand nombre de choses qui furent par la suite omises ou perdues. A Minas Tirith, il reçut de nombreuses annotations et citations en langues elfiques, et il y fut ajouté une version abrégée des parties de l'Histoire d'Aragorn et d'Arwen qui restent en dehors du récit de la guerre. L'histoire entière est réputée avoir été érite par Barahir, petit-fils de l'intendant Faramir, qualques temps après la mort du roi.Mais l'importance principale de la copie de Findagil est que seule elle contient la totalité des trauctions de l'elfique faites par Bilbon. On a constaté que ces trois volumes formaient une oeuvre de grand talent et de grande érudition pour laquelle, de 1403 à 1418, il s'était servi de toutes les sources, tant orales qu'écrites dont il pouvait disposer à Fondcombe. Mais comme Frodon y eut peu recours étant donné qu'elles concernent presque exclusivement les Jours des Anciens, on n'en dira pas davantage ici.
Meriadoc et Peregrïn étant devenus les chefs de leurs grandes familles et ayant en même temps conservé leurs relations avec le Rohan et le Gondor, les bibliothèques de Châteaubouc et de Bourg-de-Touqye contenaient beaucoup de choses qui ne paraissent pas dans le Livre Rouge. A Château-Brande, il y avait de nombreux ouvrages traitant de l'Eriador et de l'histoire de Rohan. Certains furent composés ou commencés par Meriadoc en personne, bien que dans la Comté on se souvin surtout de lui pour son Herbier de la Comté et pour son Compte des Années, dans lequel il étudiait les rapports entre les calendriers de la Comté et de Bree et ceux de Fondcombe, de Gondor et de Rohan. Il écrivit aussi un court traité des Anciens Mots et Noms de la Comté où il montrait un intérêt particulier à découvrir la parenté avec le langage des Rohirrim de "mots de la Comté", tels que mathomet d'ancienséléments dans les noms de lieux.
Aux Grands Smials, les livres présentaient moins d'intérêt pour les gens de la Comté, bien qu'ils eussent davantage d'importance pour l'histoire plus générale. Aucun d'eux n'était de la main de Peregrïn, mais lui et ses successeurs réunirent de nombreux manuscrits écrits par les scribes de Gondor : principlement des copies ou des résumés des histoires et légendes relatives à Elendil et à ses héritiers. Ce n'est qu'ici dans la Comté que l'on pouvait trouver d'amples matériaux pour l'histoire de Nümenor et de l'élévation de Sauron. Ce fut sans doute aux Grands Smials que l'Histoire des Années fut composée, à partir des matériaux rassemblés par Meriadoc. Bien que les dates données soient souvent conjecturales, surtout pour le Deuxième Age, elles méritent attention. Il est probable que Meriadoc obtint de l'aide et des informations de Fondcombe, où il se rendit à plusieurs reprises. Là, bien qu'Elrond fût mort, ses fils demeurèrent longtemps, ainsi que certains es Hauts Elfes. On dit que Celeborn alla y résider après la mort de Galadriel ; mais il n'y a aucun document sur le jour où il chercha enfin les Havres Gris et où, avec lui, s'en fut le dernier témoin des Jours Anciens en Terre du Milieu.

L'avis de Dazboness : Pocket tente de faire tenir en un seul volume de poche l'intégrale de la plus célèbre saga de la littérature fantastique anglo-saxonne. Pari tenu mais n'hésitez pas à chausser vos lunettes pour pouvoir lire ces lignes si fines et pleines d'aventure.

Un excellent ouvrage c'est certaine, écrit avec toutes les qualités que l'on est en droit attendre d'un écrivain anglaisqui a vécu à cheval entre le dix-neuvième et le vingtième siècle. Le travail réalisé sur l'écriture est admirable de précision, car nul mot n'est écrit au hasard.
Au delà, le travail fait en amont apr l'auteur est remarquable et a marqué la littérature fantastique jusque dans ses codes les plus basiques. En effet, il a créé toute une mythologie, un univers, des pays, des créatures, des langues, des dynasties. Il a recréé une autre Terre, la Terre du Milieu.

Certains trouveront peut-être le style trop vieillot, les tournures trops ampoulées, les descriptions trop longues. Il est certain que ce n'est pas du Musso ou du Lévy : il s'agit ici non pas d'un simple roman mais d'une histoire à part entière ; du destin d'un monde entier. Rédigé avec tout le savoir et la retenue d'un écrivain qui cherche à cristalliser dans ce monde imaginaire la société contemporaine : les trahisons, les alliances, la modernité face à la nature...

Ces thèmes de d'entre deux guerres mondiales sont toujours d'actualité, ce qui explique l'engouement sans cesse renouvelé de générations de lecteurs pour cette aventure extraordinaire que nous a offerte Tolkien. Un ouvrage de référence de la littérature en général, et de la littérature fantastique en particulier. A ce jour, un incontournable et le meilleur livre de Fantasy que j'ai lu.

Auteur : J. R. R. Tolkien
Editeur : Pocket
Prix : 16,60 euros
Nombre de pages : 1280

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